Jude Box


Au revoir Simone
mai 22, 2007, 9:34
Classé dans : CONCERTS, Music

ars-covermock-up-copy.jpgConcert du trio Au Revoir Simone à la Fondation Cartier.

Heather
Heather D’Angelo

Dans le cadre de l’exposition consacrée à David Lynch, le réalisateur a demandé que soit couché sur la liste des artistes invitées aux soirées nomades le nom des new yorkaises d’Au Revoir Simone (Erika Foster, Annie Hart et Heather D’Angelo). Il est vrai que les nappes de synthés des morceaux des trois douces semblent tout droit sorties d’une compilation de BO du réalisateur de Twin Peaks.

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Erika Foster

Le concert devait avoir lieu en plein air, dans les jardins (disons plutôt l’espace herbeux) derrière le bâtiment de verre du 261, boulevard Raspail. Pour quelques gouttes de pluie matinales, les claviers ont finalement étaient branchées dans le sous-sol sombre, sur la scène du petit théâtre cinéma reconstitué pour diffuser les court-métrages du réalisateur. Seulement, ce petit réduit n’offre que deux douzaines de places assises. (Pour info, Lynch était assis au deuxième rang)

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Annie Hart

Résultat, la Fondation a du appeler tout un tas de personnes pour les invités à ne pas venir. Sympa. En même temps, ils n’ont pas rater le set de l’année. Les filles, cheveux longs, bras nus, robes d’été immaculées et sourires timides, ont joué pendant une heure les morceaux de leur dernier album, The Bird of Music. Derrière leurs claviers Roland, les demoiselles, très sages, ont même étaient surpris de revenir pour un rappel.

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Quel dommage qu’elles n’aient pas joué dehor. La lumière rasante du coucher de soleil était un rêve de mise en scène. Bizarre ce démenagement sous terre, au début du mois le jazzman Archie Chepp n’avait pas hésité lui à braver la pluie pour féter sur scène ses… 70 ans.

Le clip de Sad Song



Cessez-le-feu
mai 2, 2007, 10:38
Classé dans : Music

Samedi, visite de l’expo Replay Marclay consacrée à l’artiste Christian Marclay à la Cité de la Musique . L’oeuvre Crossfire m’a particuliérement frappée.


ã Christian Marclay

L’efficacité de l’installation doit beaucoup à sa simplicité: une pièce sombre bordée par quatre grands écrans. Le visiteur déambule au milieu de la salle… pile poil dans la ligne de mire. Soudain, une image furtive: un revolver sort de son étui, une balle monte dans le canon d’un fusil à pompe, les magasins sont rechargés… Suivent 8 minutes et quelque d’une fusillade sans nom. Un bout à bout de toutes les scènes de tirs de l’histoire du cinéma: Pulp fiction, Scarface, Les Affranchis, Desperado, HeatTerminator… toutes les gachettes du  7e art y passent. La sucession de coups de feu s’accélère, ralentit, s’arrête pour reprendre de plus belle. 

Au milieu de ce déluge de balles et de cartouches, on ressent comme un malaise, car ce que visent les tireurs, c’est l’objectif de la caméra, autrement dit le spectateur, bref le visiteur. Sentiment assez étrange d’être l’objet d’autant d’attention…



Mamma Mia
avril 28, 2007, 12:20
Classé dans : Arts

Qu’ont en commun des rappeurs marseillais, une chanteuse londonienne déjantée d’origine sri-lankaise, une DJette techno de minimale allemande, et un groupe de rock allemand? Hein, je vous le demande?
La réponse tient en trois lettres. Consonne, voyelle, voyelle: M.I.A.

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IAM. Akhénaton, Shurik’n, Imothep, Freeman et toute la bande des Bouches-du-Rhône commençaient à avoir les crocs. Leur Saison 5 est maintenant sur les ondes, prête à bouffer tous les toasters de pacotille.

De IAM, à MIA, il n’y a qu’un pas, de danse, bien sûr…

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La chanteuse d’origine sri lankaise M.I.A. donnera cet été un petit frère à son vivifiant album Arular. En attendant Kala (annoncé pour août), on peut déjà écouter le premier titre: Bird flu (Grippe aviaire). Un morceau à se tordre le cou. Son site est là: http://www.miauk.com/ (attention les yeux!)

miabittterjpg.jpgLa neo-berlinoise MIA (encore) a sorti en mars son deuxième album: Bittersuess. De la techno minimale, comme sa garde robe.

miarock.jpgLast but not least. MIA est aussi le nom d’un groupe de rock mené par une fille qui semble avoir la même styliste que son homonyme suscitée.



Sans Amy
avril 1, 2007, 7:23
Classé dans : CONCERTS

amy.jpgA la place de ces lignes vous auriez normalement du lire un commentaire du concert au Trabendo de la Britannique Amy Winehouse. Mais, point de show ce vendredi 30 mars, la furia soul étant “épuisée par sa tournée américaine”. Serait-elle retournée en rehab?

A suivre



Arcade Fire
mars 23, 2007, 10:58
Classé dans : Arts, Music

arcade-fire-olympia.jpgArcade Fire. Olympia. 20 mars 2007.

D’abord consacrer quelques lignes aux deux groupes en première partie: les garçons de Malajube et les filles d’Electrelane. J’ai surtout été convaincu par les petits gars de Montréal (il faudra un jour s’arrêter sur cette euphorisante scène québécoise!). Un déchaînement post-rock et mélodique déjà gravé sur deux albums: Le Compte complet (2004) et Trompe l’oeil (2006, sortie en France en mai).

Bref, on passe sur les presques insipides filles à guitare pour parler de la tête d’affiche qui entame son deuxième concert à l’Olympia. Les dix montréalais lancent la machine sous la houlette du grand échalas Win Butler. Grands moments: Wake up interprété unplugged au bord de la scène (la veille, ils ont démarré avec ce morceau au coeur du public), reprise de Poupée de cire, poupée de sonarcade-fire-4.jpg

Les instruments passent de main en main, Régine Chassagne s’installe à la batterie à la place de Jérémy qui… passe en coulisse. Malade? Le leader semble contrarié, au point de casser sa guitare presque par dépit à la fin d’une chanson plutôt calme.

Le public, comme le reste de la troupe, reste une seconde interloqué. Bon, on ne va pas retenir que ça de près de deux heures de show. Juste que les titres de Funeral gardent un lyrisme et une explosivité que ceux du nouvel album Neon Bible n’ont pas. Enfin, là on joue les difficiles, car Arcade Fire est peut-être aujourd’hui le plus grand groupe du monde.



Patti dans Paris
mars 9, 2007, 10:15
Classé dans : Music

patti.jpgRencontre avec une grande dame du Rock. Patti Smith reviendra mi-avril dans les bacs ce printemps avec Twelve, un album de reprises de “standards” : Nirvana, Dylan, Hendrix, Jefferson Airplane, Neil Young (Helpless), Stevie Wonder (Pastime Paradise)…

Pour l’épauler, Miss Smith a invité Tom Verlaine de Television, Flea des Red Hot Chili Peppers et Richard Robinson des Black Crowes.

Pendant la promo parisienne, la rockeuse en a profité pour vadrouiller dans la capitale, appareil photo au poing.



La carte Lynch
mars 6, 2007, 10:18
Classé dans : Arts

David Lynch
Depuis le 3 mars, la Fondation Cartier à Paris accueille une expo consacrée à David Lynch. The Air I son Fire présente les peintures, les photographies, les premiers films, les dessins du réalisateur de Mulholland Drive.

J’ai eu l’occasion de rencontrercet étrange bonhomme. Vous pouvez découvrir ces vidéos ici. En bonus, pour les fidèles de Jude Box, voici l’une des cartes de visite de David Lynch. (J’ai effacé le mot de passe tout de même)absurda2.jpg



C’est pas Khôl
février 22, 2007, 11:48
Classé dans : IN THE POCHETTE, Music, SOUNDS

Chers amis, bonsoir, intéressons nous aujourd’hui à la pochette du dixième album – et oui, elle en a déjà commis neuf auparavant - de la québécoise Lynda Lemay. Voici l’objet du délit (veuillez s’il vous plaît éloigner le jeune public et les âmes sensibles de l’écran): Linda Lemay
Mais enfin que s’est-il passé? Jude Box a mené l’enquête et dévoile en exclusivité cinq secrets du making-of – pardon, Québec oblige, du “comment c’est fait” – de la séance photo:

1. Samy, le maquilleur, souffre d’une grosse déprime depuis l’annonce de la mort de la playmate Anna Nicole Smith. Comment lui rendre un dernier hommage? Vite du khôl! Et voilà Lynda Lemay gratifiée d’un contour des yeux à l’aune de la poitrine de la défunte: taille XXXL. Quand on aime, on ne compte pas.

2. L’hiver est rude. Le thermomètre affiche - 28°C dans les faubourgs de Montréal. Un froid à perdre ses couilles. Bref, pour conserver son bronzage chiraquien, Lynda s’est laissé convaincre par la vendeuse de la boutique Plein Soleil. Seulement voilà, un thermostat mal réglé…

3. Une fenêtre laissée ouverte, Gérard, le machiniste lumière, qui sort du studio sans fermer la porte. Mécanique. Inévitable. C’est le courant d’air maousse costaud. Les cheveux de feu de la belle au regard d’acier n’ont pas le temps de dire bye-bye qu’ils sont déjà en croisiére sur le Saint-Laurent. A côté, les ventilos du générique d’Amour gloire et beauté c’est un soupir d’asthmatique. Gégé, merde, la porte!!

4. L’accessoiriste a oublié de prévenir qu’il était en RTT ce matin. Catastrophe. “Ostie, on peut tout de même pas laisser Lynda debout?” Heureusement, l’équipe a plus d’une corde à sa guitare. Le mobilier du café Bar Karaoké L’Alegria, juste au coin de la rue Sainte Catherine, va faire l’affaire. Un vieux proverbe québécois dit: “Parfois, une bonne idée… n’est pas une bonne idée.” Méditons.

5. Ca y est la photo est tirée, imprimée. Lynda n’a plus qu’à apposer sa signature (enfin “ma signature”…. Pas la mienne bien sûr. De toute façon, elle l’a connaît pas. Non, elle écrit la sienne… Bon .. euh…). ”Crazyyyyyyyyy! I think I’m crazzzyyyy” (c’est la sonnerie de portable de Lynda Lemay). Elle décroche, papote et comme des millions d’être humains commence à gribouiller pendant qu’elle parle. Seulement voilà, elle gribouille sur quoi, sur sa belle pochette toute neuve!! Et que je te fais des contours autour des genoux. et que je te dessine un trait en bas à droite qu’on sait pas ce que c’est!!!  Pas le temps de refaire les prises de vue. “Dis, tabarnaque, tu sais combien ça coute de louer un studio photo?” Allez, hop, c’est fini, on remballe.



Joey en haut de l’Olympia
février 18, 2007, 11:18
Classé dans : CONCERTS, Music, SOUNDS

JoeyStarrComme en octobre 2006, JOEYSTARR s’affiche en lettres rouge au fronton de L’Olympia. Bientôt elles seront remplacées par celles d’Hervé Vilard, de Chimène Badi, d’Alain Barrière. Après le passage sur le plateau de la Star’ac, la variétisation de “la face sombre de NTM” suit sa lancée.

La salle, “chauffée à blanc” (le public est en effet peu coloré) est déjà conquise. L’ex moitié de NTM n’a plus qu’à se baisser pour la cueillir avec les titres de son dernier album Gare au jaguarr. Porté par le gros son des metalleux d’Enhancer, l’animal a cassé sa laisse. Joey, t-shirt rouge avec “sa bougie” sur la poitrine, tient la foule à sa merci. Dans son ombre, Dadoo, le producteur de l’opus sus cité, joue les sparring partner de luxe.

Soudain, le parrain du Collectif Devoirs de Mémoires réclame le calme. Le concert se transforme en meeting. Désormais “darron”, un JoeyStarr assagi se veut le messager de la participation démocratique, apôtre de la citoyenneté. JoeyStarr est comme le vin, il se bonifie avec le temps.

Ces gages donné, le double R engagé libére l’enragé. Il met les gaz et les compteurs à zéro. Au Je t’emmerde, de Mc Jean Gab’1, il répond un classieux “Je t’encule”. Quand à Doc Gynéco, “le grand légume noir”, il recommande de le passer à l’économe et de finir par le rectum. Re-classe.

Joey est plus inpiré dans le choix de ses invités. La troupe de Ceux qui marchent debout – oui, oui, qui l’eut cru? – débarquent pour entamer avec moult trompettes et banjo un medley du Suprême. D’ailleurs, quelques reprises des succès du Nique ta mère sonnent comme une adresse à son ancien compère, son “poto Kool Shen”. Réconciliation en vue?

Pour la “dernière danse” de la soirée, Joey joue les marieuses et convoque deux des hymnes les plus populaires des années 90: le riff du Smell like teen spirit de Nirvana lacère l’espace sur les lyrics de Seine Saint-Denis style. Rock et Rap ont-ils trouvé leur chaînon manquant?
JoeyStarr
Olympia
17/02/07



Hoax ford
février 16, 2007, 12:50
Classé dans : IN THE FACE OF THE EARTH

Que fait le réalisateur Michel Gondry quand il ne tourne pas? Il joue au Rubik’s cube avec ses pieds. Démonstration:

Pour ceux qui croient encore au Père Noël, que Lee Harvey Oswald a tué John Fitzgerald Kennedy, qu’Elvis est toujours vivant, que Little Buddha n’a pas mangé et bu pendant six mois, ne regardez pas la vidéo ci-dessous. Keep the magic